Rémi & Robert
Mon ami Robert !
C'est un amateur de sports comme moi. Il est d'ailleurs président d'un Club de ski de fond. On a beaucoup de plaisir à faire des activités ensemble. Chaque dimanche, il vient me chercher pour faire quelque chose que j'aime. On aime d'ailleurs la même équipe de football américain : les « Patriots » de la Nouvelle-Angleterre avec son quart arrière, Tom Brady (mon idole). Robert m'a même inscrit par Internet dans le fan club des « Patriots ».

Je suis chanceux d'avoir trouvé quelqu'un comme Robert. Ça faisait plusieurs années que j'attendais d'avoir un parrain après deux tentatives qui n'ont pas fonctionné. Je souhaite à tous ceux qui cherchent un parrain ou une marraine, de trouver quelqu'un avec qui ils ou elles s'entendront bien. C'est vraiment plaisant !
J'aimerais bien d'ailleurs trouver une gentille marraine pour ma bonne amie Catherine Ruel Boudreault !!
Rémi Rousseau

Carole Létourneau
Carole Létourneau est une artiste, une de ces passionnées pour qui l’amour de la vie passe d’abord et avant tout par l’expression artistique. Il y a un peu plus d’un ans, Carole cognait pour la toute première fois à la porte du Centre de parrainage civique de Québec, à la recherche d’une marraine avec laquelle partager ses passions.

« Je voulais quelqu’un qui aimait faire les mêmes choses que moi, comme le scrapbooking ou la cuisine, se rappelle-t-elle. C’était important pour moi qu’on ait les mêmes goûts, qu’on puisse partager à travers des activités qui nous plaisent à toutes les deux. Pour moi, l’âge n’était pas important, mais je voulais absolument que ma marraine soit une fille. »

Rapidement, les intervenantes du Centre ont tout mis en œuvre pour trouver à Carole la marraine idéale. « Mon premier parrainage a été super!, s’exclame-t-elle. France et moi cuisinions beaucoup, on sortait acheter ce qui manquait, on essayait des recettes nouvelles pas trop compliquées étant donné que je me déplace en fauteuil roulant. On faisait aussi du scrapbooking. Elle m’apportait beaucoup. »

Mais comme bon nombre de filleuls du Centre, Carole a dû apprendre à composer avec le fait que certains parrains ne sont là que de passage. « J’ai toujours su à quoi m’en tenir, les intervenants du Centre m’ont chaque fois préparée à ce que j’allais vivre. Si le parrainage n’allait durer seulement 10 semaines, je le savais et ça m’allait, dit-elle avec philosophie. Comme j’ai toujours eu des marraines qui me convenaient, j’y ai trouvé mon compte. Au fil des rencontres, mes deux marraines sont devenues de véritables amies. »

S’il lui tarde maintenant de rencontrer celle qui sera sa prochaine marraine, Carole témoigne néanmoins d’une gratitude sans bornes envers l’équipe du Centre de parrainage. D’ailleurs, elle se fait un point d’honneur d’assister aux différentes activités organisées par le Centre, non pas comme bénéficiaire mais comme bénévole. Généreuse et attentive à son prochain, Carole a spontanément offert de mettre l’épaule à la roue.

« Comme j’ai toujours été une fille dynamique et active, j’ai trouvé naturel d’aider durant les activités du Centre. Je me propose, je me mets de l’avant et je n’attends pas juste qu’on m’aide, dit-elle avec aplomb. Qu’on m’apporte, c’est beaucoup mais il faut que je fasse plus, je ressens le besoin de faire ma part pour les gens qui m’entourent. Le bénévolat, ça me nourrit. Je suis fière et ça me donne de l’énergie. C’est pour moi une grande source de fierté, je n’attends rien en retour. J’ai été chanceuse de recevoir autant du Centre de parrainage et je veux redonner à mon tour. Et ça, ça vaut tout l’or du monde! ».

Claire O’Hearn et Alain Belleau
Pendant 40 ans, Claire O’Hearn a été incapable de se rendre, ne serait-ce qu’une seule fois, à Montréal. Le voyage, la distance et la métropole représentaient pour elle des défis insurmontables. Jusqu’au au jour où Alain, 20 ans plus jeune qu’elle, est entré dans sa vie.

« Cela fait trois ans qu’Alain me jumelle, raconte-t-elle, et ma vie a beaucoup changé depuis…en mieux! Quand je suis arrivée au Centre de parrainage en 2000, j’étais une personne vraiment gênée, refermée sur elle-même, je ne parlais pas beaucoup, j’avais du mal à m’exprimer, à parler de moi, de mes besoins, de ce que je voulais dans la vie. Alain a m’a fait faire tellement de chemin, ce n’est pas croyable. »

Il faut dire qu’Alain Belleau, technicien en informatique, a su dès le départ la guider doucement, dans le respect, sans jamais la contraindre ou la pousser dans une direction où elle ne se sentait pas prête à aller. « Je suis quelqu’un qui prend le temps d’écouter, explique-t-il. Cela fait des années que je suis toutes sortes de formations en croissance personnelle et ça m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. Être là pour quelqu’un, sentir qu’on peut l’aider à grandir, s’ouvrir aux autres est primordiale. L’ouverture aux gens, la simplicité du cœur est ce qui m’intéresse vraiment. C’est ce que j’ai trouvé au Centre de parrainage et dans ma relation avec Claire. »

Forte de ce nouvel élan de confiance, Claire O’Hearn a finalement accepté l’invitation du Centre de parrainage civique de siéger à son conseil d’administration, un rôle qu’elle apprivoise pas à pas. « Depuis mon arrivée au Centre de parrainage, j’ai toujours donné un coup de main à l’équipe, explique-t-elle. Être bénévole ici, j’aime ça, c’est motivant. Mais de siéger au conseil d’administration, c’est une autre histoire, je n’avais jamais fait cela avant. C’est tout un défi et une grande responsabilité. Il y a tellement à apprendre. »

Malgré tout, Claire O’Hearn est intarissable sur les bienfaits de ce parrainage dans sa vie. « Tout n’est plus une montagne insurmontable. Alain me donne confiance en moi, confie-t-elle. Lui ne s’en fait jamais. Il m’écoute quand je parle, mon opinion compte et il ne me pousse pas dans le dos. J’ai le droit d’aller à mon rythme. Et vous savez quoi? J’y suis finalement retournée à Montréal avec Alain. Je suis tellement fière! »

Patrice Carrier et David Bernier
David Bernier et Patrice Carrier sont deux vieux chums. Chaque semaine, ils se téléphonent à propos de tout et de rien, ils vont au cinéma ensemble, rigolent, font du sport, s’organisent des soupers. Bref, l’amitié et la complicité entre ces deux jeunes dans la mi-vingtaine est évidente.

En fait, il y a longtemps que la notion de parrain-filleul est dépassée entre Patrice et David. Pourtant, ce dernier a bien failli croire que jamais le Centre de parrainage civique de Québec n’allait parvenir à lui dénicher LE parrain qu’il souhaitait. « Ça été long…j’ai attendu trois ans avant qu’on me trouve un gars de mon âge », se souvient David.

La rencontre entre Patrice et David remonte il y a cinq ans. Tout juste débarqué à Québec, une ville qu’il connaissait à peine, Patrice Carrier s’était alors mis à la recherche d’un organisme auquel donner de son temps. « J’étais aux études, mais je voulais vraiment faire quelque chose pour les autres, quelque chose qui allait me nourrir, donner un sens à ma vie, me rendre plus heureux, raconte le jeune enseignant de 25 ans. Par hasard, je suis tombé sur le Centre de parrainage et je me suis dit : tiens, c’est ça que je veux faire. »

De leur première rencontre, les deux jeunes hommes gardent peu de souvenirs, mais ils se rappellent d’une chose. « Ça tout de suite cliqué entre nous. Ça m’a surpris, car je ne m’attendais pas que tout aille aussi bien », dit David. « Oui, c’est vrai, renchérit Patrice. J’ai vite découvert que David était un petit rigolo. Malgré la gêne des premiers instants, ça s’est super bien passé. On s’est trouvé des goûts en commun, on a le même sens de l’humour, on rit tout le temps, ils nous est arrivé tellement d’aventures en cinq ans! ».

Pour eux, il ne fait aucun doute que leur relation d’amitié est faite pour durer. Et les intervenants du Centre de parrainage y sont pour beaucoup, estiment-ils. David Bernier n’a que de bons mots à leur égard. « J’ai dû être patient, mais ça valait la peine d’attendre. Patrice est vraiment celui qu’il me fallait, on a développé une vraie belle relation. Je me sens à l’aise dans cette amitié. Et je sais qu’il n’a pas de problème avec le fait que je me déplace en fauteuil roulant puisqu’il m’amène même faire du roller-blade avec lui! », lance-t-il non sans humour.

Et quant on fait remarquer à Patrice Carrier qu’il est plutôt inhabituel pour un homme de son âge de soutenir un tel parrainage, il s’étonne. « Moi, ça ne m’a jamais fait peur d’être parrain et je n’ai jamais trouvé que ça me demandait trop de temps ou trop d’énergie. Bien au contraire. Je sens que je peux être moi-même dans cette relation. J’en retire une sorte de paix d’esprit, de droit d’être heureux parce que je ne suis pas toujours en train de m’occuper de moi. Je sais que je suis important pour David et qu’il est important pour moi. Ça fait du bien d’avoir cette certitude dans la vie. »